Assemblée Générale de Environnement 92 le 17 mars à 14h à Neuilly sur Seine

L’assemblée générale d’Environnement 92 a eu lieu samedi 17 mars 2018 à Neuilly. Le maire, Jean Christophe Fromentin, que nous remercions de son hospitalité, y a pris la parole.

Maire de Neuilly, secrétaire générale et président d'Evironnement92
Jean Christophe Fromentin, Anne Sauvey, Thierry Hubert

En voici le Compte rendu :

PROCES VERBAL DE L’ASSEMBLEE GENERALE DU 17 MARS 2018

  • Rapport d’activité de Thierry Hubert.

Le rapport complet a été diffusé à tous. Quelques points sont repris et illustrés de diapos : la situation à Neuilly-sur-Seine (Coulée verte de la Défense, travaux avenues de Madrid et Charles de Gaulle, goulot d’étranglement constitué par le bd Bineau à mettre en parallèle avec les aménagements de Paris Porte de Champerret).

Arrivée de Jean-Christophe Fromantin (J-C.F) auquel la carte du classement des villes du département issue du rapport de Pierre Tripier sur les actions en matière de développement durable est présentée sur diapositive.

Thierry Hubert poursuit avec certains des dossiers qui ont mobilisés les associations cette année, tel celui du T10 qui va ronger la forêt de Verrières et la forêt de Meudon, l’attente des décisions en matière institutionnelle sur laquelle les citoyens n’ont pas été consultés, nos démarches auprès du CoDev de la Métropole du Grand Paris (MGP) où Irène, et maintenant, Luc siègent, la Butte Rouge.

Thierry rappelle les sujets de préoccupations à Neuilly-sur-Seine : la végétalisation de l’avenue Charles de Gaulle, les platanes du Boulevard Bineau, les pistes cyclables de l’avenue de Madrid, le goulot de la Porte Champerret, le chantier Eole et les projets d’urbanisme .

  • Thierry passe la parole à Jean-Christophe Fromantin, Maire de Neuilly-sur-Seine, qui note que les sujets permettant de balayer l’équation environnementale sont très nombreux. Il revient sur la situation de Neuilly qui appartient à deux intercommunalités et dont les recettes fiscales sont assurées par celle de proximité jusqu’en 2020. Ses informations sur la nouvelle organisation territoriale donnent une métropole inchangée hors le rattachement des aéroports. Il n’y aurait pas de fusion au niveau régional, les Etablissements Publics Territoriaux (EPT) seraient supprimés et les conseils départementaux seraient transformés en intercommunalités. Cette configuration, si elle pose la question du réglage des compétences de proximité à la maille du département, présente l’avantage de conserver les administrations en l’état. Elle entrainera une sectorisation des politiques publiques à l’intérieur de cet EPT départemental. Les maires concernés manifestent peu de volontarisme tant que l’avenir est inconnu.
  1. Fromantin dit aborder la question environnementale sous l’angle de l’aménagement de l’espace public, grignoté par des fonctionnalités, alors qu’il est d’abord un espace de vie sociale. Elargissement des trottoirs et aménagement des places retiennent son attention et font l’objet de négociations avec les différents opérateurs, accompagnés de végétalisation le cas échéant. Mais ce sont des processus de long terme. Actuellement, le grand espace public à réaménager est l’avenue Charles de Gaulle dont il s’est soucié dès 2010. Le projet a été validé par l’Etat il y a trois jours, après validation de l’Autorité environnementale, des Architectes des Bâtiments de France et l’acceptation des réserves. Il s’inscrit dans un contexte plus large qui verrait le boulevard périphérique devenir un boulevard urbain et les flux qu’il supporte décalés vers l’A 86. Il faudrait à cette occasion revoir l’aménagement de l’avenue de la Grande Armée avec des voies de circulation ramenées de 3,5 à 2,5 m. Sa réalisation est espérée pour 2021 et coïncidera avec l’arrivée d’Eole.

Pour ce qui concerne le Grand Paris Express (GPE), il constate une absence de programmation pertinente et budgétairement soutenable. Pour notre département, le report de la réalisation de la ligne 15 ouest à 2030 constitue une déception tout comme le renoncement à l’organisation de l’Exposition universelle. La seule vraie question est celle des 10 milliards de dette maëstrichtienne.

Il signale qu’une nouvelle étude du CERTU recommande les bandes cyclables plutôt que les pistes onze fois plus accidentogènes.

La parole est donnée à la salle :

  • GPE et rapport de la Cour des comptes : la soutenabilité financière (134 Md €) est impossible dans le périmètre actuel du GPE.

J-C.F : la réponse porte sur la métropole et sa densification. Où se situe la fracture territoriale ? Entre province et métropole ou au sein même de la métropole ? Cette dernière  n’est pas l’alpha et l’oméga du développement et l’hyper-concentration n’est pas à favoriser et peut être remplacée par un maillage qui tiendrait compte des spécificités des productions du territoire national. Le XXIème siècle sera celui du travail sur le lieu de vie choisi.

  • Rassembler toute la France en Ile-de-France rend la vie impossible aux Franciliens

J-C.F : Il a mené une réflexion sur ces thèmes et a rédigé un ouvrage qui soutient que la solution se trouve dans le développement de plusieurs métropoles françaises et non une seule Ville-Monde comme préconisé actuellement, avec pour tous une métropole à 1h20 maximum de transport et une ville moyenne à moins de 20 mn. La notion de Ville-Monde est définie par son multiculturalisme.

  • Comment le citoyen pourra-t-il peser sur les décisions de la MGP telle qu’annoncée et à quel niveau s’appliquera le suffrage universel si les départements deviennent des EPT ?

J-C.F : comme actuellement.

  • Le report de la ligne 15 ouest est lié à la difficulté de réaliser la gare à la Défense. Pour le plateau de Saclay, il manque la liaison radiale Montparnasse-Paris.

J-C.F : il aurait mieux valu prioriser la modernisation des lignes RER.

  • Un plan alternatif au GPE n’a pas été retenu. La réduction souhaitée de la circulation automobile n’est pas corrélée à une augmentation du rythme des transports en commun, exemple à l’appui.
  • Les lignes 15 et 18 sont retardées. Ne faut-il pas renforcer le maillage des lignes de transport et moderniser le réseau ?
  • Avec la limitation progressive de la voiture dans Paris, il ne suffit pas de se préoccuper du réseau structurant mais assurer aussi un service de bus le soir pour permettre aux habitants de rentre chez eux dans les Hauts de Seine.
  • Avec la consommation croissante, l’agglomération va voir arriver de plus en plus de déchets. Il faut préserver le mobilier urbain de réception des ordures triées même si cela encombre la ville.
  • Gain de plusieurs ha sur l’avenue Charles de Gaulle et la Porte Maillot. L’agrandissement du Palais des congrès aura-t-il un impact ? De même, la transformation du Musée des Arts et Traditions populaires par la Fondation LVMH aura-t-elle une incidence sur la circulation dans le Bois de Boulogne ?

J-C.F : Pour la Porte Maillot, il existe deux gros projets immobiliers : Multi strates et Mille arbres qui enjambera le périphérique et deviendra une Zone Touristique Internationale (ZTI). Pour le second puisqu’aucun stationnement organisé n’est prévu, on peut prévoir un impact. Les projets de la ville de Paris sont globalement mal concertés et mal dimensionnés et ne prennent pas en compte les problèmes liés aux flux de visiteurs. Lui, si.

  • Intercommunalité = maires = représentativité respectée. Pour peser dans les décisions de l’intercommunalité, les communes devront fusionner.
  • Quid de la transition énergétique à Neuilly ?

J-C.F : Il travaille actuellement sur la performance énergétique des bâtiments municipaux (2021). Il a équipé la ville de 500 poubelles supplémentaires et de compacteurs. Il a aussi mis fin à l’utilisation de l’eau potable pour le nettoyage des rues, soit une économie d’1 million d’€/an.

Monsieur Jean-Christophe Fromantin nous quitte. Il est applaudi et remercié pour sa brillante intervention.

  • Thierry reprend la suite de son rapport d’activitéet évoque les dossiers importants de ces trois dernières années :
  • Le rapport piloté par Pierre Triper sur les actions de développement durable dans nos communes qui mériterait une mise à jour mais dont la construction reste remarquable,
  • Le succès du forum à Chaville en 2015,
  • Et le travail d’Irène Nenner sur les forêts,
  • La difficulté à faire appliquer la Charte de l’arbre et la loi Biodiversité dans plusieurs communes qui coupent allègrement des alignements d’arbres, remplacés par des arbres en pots qui ne rendront pas les mêmes services.

Il évoque les chantiers en cours pour nos associations :la prévention des inondations portée par l’association ARBM de Rueil ; le réaménagement de la Porte Champerret et l’arrivée du tram ; celui de l’Ile Seguin ; le T10, les réponses ubuesques apportées au recours et les promesses de mesures compensatoires bien éloignées ; les menaces qui pèsent sur la Butte Rouge à Châtenay-Malabry et le projet de Coulée verte à la Défense et de sa prolongation sur l’avenue Charles de Gaulle.

Olivier Delourme évoque l’énorme effort de nombreuses associations locales qui luttent contre la sur densification dérégulée et incontrôlée. Il évoque également les procédures de baillonnage et d’intimidation lancées par des cabinets spécialisés.

Thierry termine son exposé par la vie interne de notre fédération : maintien de onze Comités directeurs par an, précédés des réunions du Bureau, changement de logo, mise à niveau de notre site et parution trimestrielle de la Lettre.

Il évoque ensuite son départ et celui d’Anne pour le Bureau de France Nature Environnement d’Ile-de-France où ils retrouveront certains des présents déjà impliqués au niveau régional.

  • Clotilde Norguet projette des diapositives synthétisant son rapport financier dont la version intégrale a été diffusée à tous. La valorisation du bénévolat et les dons en nature sont à présenter à part.
  • Le rapport d’activité du Président est approuvé à l’unanimité moins une abstention de Daniel Mouranche qui considère que ce rapport oublie la commission juridique dont il est le pilote.
  • Quitus est donné à la Trésorière à l’unanimité.

Tous deux sont applaudis pour leur implication et leur travail.

  • Irène Nenner
    Présidente et bureau 2018 d'Environnement92
    Irène Nenner présente le bureau 2018

    expose le projet de l’équipe candidate à la succession du Bureau sortant, fruit d’une réflexion et de contacts pris depuis plusieurs mois. Il a été diffusé largement et remanié à la suite des remarques formulées lors du dernier Comité directeur. Irène rappelle qu’elle est membre du Comité directeur depuis 2013 seulement, date à laquelle elle a été élue Présidente de Chaville Environnement. Elle confirme son besoin d’être épaulée par Améziane Medjdoub qui a été haut fonctionnaire et facilitera nombre de démarches. La surreprésentation du T3 est liée au dynamisme des associations de ce territoire et à sa connaissance des personnes qui les composent. Elle indique que les représentations territoriales seront amenées à évoluer et qu’elle souhaite accroître le nombre d’adhérents.

La parole est donnée à la salle

  • Alain Argenson informe de la création d’une association il y a peu «  Solaire Citoyens Seine Ouest » dont Irène avait exposé les objectifs en Comité directeur.
  • Andrée Baudron rappelle que la biodiversité est une notion transversale
  • Michel Durand et Jean-Claude Bronner de l’ABRM à Rueil-Malmaison rappellent le combat et le devenir des recours contentieux de leur association contre la densification en zone inondable, avec 2 exemples : la tour Albert 1er et le projet ICADE situé à 13 m de la guinguette Giquel, pour lequel l’association a été déboutée et pour lequel ils envisagent le recours au Conseil d’Etat. Il leur est répondu que s’il y a refus de la Cour d’appel, le Conseil d’Etat suivra son avis à coup sûr.
  • Jacques Capet rappelle que si la sur densification est un problème important, celui du besoin de logements ne l’est pas moins car il y a là un manque criant.
  • Pierre Salmeron rappelle la nécessité d’un travail en amont et celle de la prise en compte d’Eviter-Réduire-Compenser.

Présents ou représentés :

Territoire T2

Bagneux : Sud Environnement Pierre Salmeron, Habiter la porte d’en bas, un quartier dans la ville Andrée Baudron, Bourg la Reine : Fédération Bourg la Reine Environnement Anne Sauvey, Chatenay Malabry ACPE Elisabeth Couvé, Clamart : VAC Bernard Garmirian, Sceaux : Sceaux les Blagis  Louis Madeleine,

Territoire T3 – GPSO

Boulogne Billancourt et GPSO : AEBB Agnès Bauche, Ameziane Medjdoub, Pierre Tripier, Boulogne Environnement Jean Louis Tourlière, Chaville : Chaville Environnement Irène Nenner, GPSO : Val de Seine Vert : Luc Blanchard, Issy les Moulineaux : ACTEVI Pascale Murugaiyan et Clotilde Norguet, Issy l’écologie : Gil Leparmentier, Meudon : CSSM Michel Riottot et Alain Argenson, Vivre à Meudon : Daniel Mouranche, Ville d’Avray : ADEVAM Jean-Marie Blin

Territoire T4

Garches : Garches est à vous Olivier Delourme, Nanterre : Naturellement Nanterre Jacques Capet, Neuilly sur Seine : NPSE Marion Rothman, Thierry Hubert, Lionel Favier et Agnès Desserve, ADEBVC : Pierrette Page, ASP Bineau Jean Dupasquier, Rueil Malmaison : ABRM Michel Durand et Jean Claude Bronner,

Territoire T5

Colombes : Les amis de la nature Martine Laizé

  • Excusés : Bernard Perraudin d’ACRI Liberté à Nanterre (T4) et François Charlery de NPSE à Neuilly-sur-Seine (T4).